07/01/2011

32e Coupe de France : Forbach - Lille, ils en parlent ...

Coupe de France: Forbach y croit mine de rien

C'est le match des extrêmes. Les amateurs de CFA 2 défient Lille, leader de la Ligue 1, samedi. Malgré une préparation neigeuse, l'équipe du bassin houiller lorrain rêve d'un exploit.

 

Photo : DR 

Lille, attention au coup de grisou ! Le déplacement du champion d'automne dans le stade du Schlossberg bouillant comme une cocotte-minute n'est peut être pas la promenade de santé annoncée. Malgré les quatre divisions d'écart, un gouffre, et le redoux qui touche la Moselle après un mois de décembre polaire, les Dogues auront tout intérêt à enfiler le bleu de chauffe s'ils veulent survivre à l'appétit dévorant du petit poucet et de sa région.

"L’équipe de Forbach sera survoltée. Elle évoluera probablement au dessus de son niveau habituel. Nous nous attendons à affronter une formation très engagée. Je sais qu'ils sont performants sur le plan offensif", Rudi Garcia, l'entraîneur de Lille

"Ici c'est de la folie douce. On ne parle plus que de ça dans les bistrots et les commerces. Même les télés allemandes s'y sont mises", confirme Marcel Da Soler, le président du club forbachois. Dans cet ancien fief de la sidérurgie, l'impact d'une qualification dépasserait le simple cadre sportif. "On a un des taux de chômage les plus élevés de France", admet le maire Laurent Kalinowski. "Tous les moyens possibles ont été mis en place pour accueillir cette affiche. Un bon parcours en Coupe de France serait une récompense et un signe fort envoyé à l'extérieur".

Pour préparer le "match de l'année", les joueurs de Salem El Foukhari n'ont pas ménagé leurs efforts. "On manque de rythme car on a galéré durant cinq semaines. La pelouse était impraticable à cause des chutes de neige. On a dû bricoler" explique l'entraîneur du club de CFA2 qui a déblayé à la pelle avec ses troupes durant trois jours un terrain en synthétique pour s'entraîner dans la ville de Patricia Kaas. Samedi, il s'appuiera sur cet état d'esprit pour créer la surprise.

"Tous les joueurs sont issus du cru dans un rayon de 20 km. La plupart sont des enfants de mineurs et savent ce que la solidarité et l'abnégation veulent dire. C'est une force énorme" ajoute le technicien qui rêve de marcher sur les traces du voisin alsacien, Colmar, bourreau l'an passé au bout des tirs au buts des Lillois… en 32e de finale.

Article Metro

 

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Les fils de mineurs rêvent d'exploit

Eden Hazard et ses coéquipiers lillois sont attendus de pied ferme samedi à Forbach.

Eden Hazard et ses coéquipiers lillois sont attendus de pied ferme samedi à Forbach. M.Libert / 20 minutes

 

football

Coup de projecteur sur Forbach qui reçoit le Losc samedi en coupe de France

Ça sent déjà le traquenard à plein nez. A deux jours de la réception du Losc, la pelouse du Schlossberg, le stade de Forbach, n'est pas encore prête. La faute à la neige qui s'est abattue depuis deux mois en Moselle. « Ici, on n'est pas la métropole de Martine Aubry, on n'a pas trop de moyens pour déblayer rapidement », balance d'emblée Marcel Da Soler, le président de l'US Forbach, actuel 7e de son groupe de CFA 2. Pourtant, au club, personne ne s'inquiète. Promis, juré, tout sera prêt samedi pour accueillir les Dogues, « même si le terrain ne sera pas de très grande qualité », reconnaît Salem El Foukhari, l'entraîneur forbachois. Pelouse pourrie, stade à guichets fermés (6 000 places), l'air de rien Lille devra se méfier en Lorraine. Surtout qu'en face, c'est quasiment l'honneur d'une ville qui va se jouer.

L'honneur du bassin houiller
Car à Forbach, les mercenaires ne sont pas légion. Ici, tout le monde est issu du cru et partage la même histoire, celle du bassin houiller « 70 % de l'équipe a des parents ou des grands parents qui étaient mineurs. Quand nos pères parlent de la mine, vous avez presque les larmes aux yeux. ça nous a donné des valeurs comme la solidarité, la générosité ou la fraternité. Français, Polonais, Italiens, Maghrébins, il y a un mélange très riche dans la ville et dans le groupe », dévoile Salem El Foukhari. Du coup, même si l'équipe, qui n'a joué qu'un match sur les deux derniers mois, est en manque de rythme, Forbach ne se fait pas une montagne du choc face au Losc « On a déjà reçu le Bordeaux de l'époque Zidane (1996), le Lens qui jouait la Ligue des champions (2003). On est habitué aux grands événements. Même si on sait que ça va être très compliqué face à des attaquants de qualité comme Hazard ou Gervinho », poursuit le coach mosellan. Marcel Da Soler est encore plus radical. « C'est du 50-50, ose affirmer un président forbachois très attaché au Losc. Au risque de faire vieux con, je me rappelle très bien du grand Lille des années 1950 avec Baratte et Sommerlynck. C'est mon premier club de cœur. » Et nul doute que ça le sera encore plus si le leader de Ligue 1 tombe samedi dans le traquenard du Schlossberg.

françois launay
Article 20 Minutes

 

22:36 Écrit par XS_Dea | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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