16/11/2007

 

METZ, 15 nov 2007 (AFP) - 22h45

L'épouse d'un disparu mise en examen pour assassinat 11 mois après les faits

L'épouse d'un homme de 46 ans, disparu en décembre à son retour de Madagascar, où il résidait, a été mise en examen jeudi pour assassinat après avoir avoué avoir tué son mari il y a onze mois, a annoncé le procureur de Sarreguemines (Moselle) Michel Beaulier. Un des cinq enfants du couple, une fille mineure au moment des faits, présente dans le véhicule au moment du crime, a été mise en examen pour destruction d'éléments de preuve. Les deux femmes ont été placées sous mandat de dépôt, a déclaré le procureur Beaulier. Après cinq mois d'enquête, les gendarmes de Forbach ont interpellé l'épouse, âgée de 43 ans, qui a avoué au terme de sa garde à vue avoir tué son mari, Raphaël Lomoro, 46 ans, a expliqué M. Beaulier. Venue chercher son époux, qu'elle a décrit comme violent, à l'aéroport, Mme Lomoro a admis l'avoir tué après une discussion houleuse à l'aide d'un revolver alors que l'homme dormait à l'arrière de la voiture durant le trajet vers leur domicile de Folkling (Moselle), selon le magistrat. Elle aurait ensuite caché son cadavre, "réduit au niveau d'éléments fragmentaires", dans la propriété familiale, où des fouilles seront entreprises vendredi, a-t-on appris de même source. Un des cinq enfants du couple, une fille mineure au moment des faits, présente dans le véhicule au moment du crime, a été mise en examen pour destruction d'éléments de preuve. Les quatre autres ont été laissés "dans l'ignorance de ce qu'était devenu leur père", a dit M. Beaulier. Raphaël Lomoro, 46 ans, n'avait plus donné signe de vie depuis le 15 décembre dernier, alors qu'il revenait de Madagascar, où il résidait la plupart du temps depuis 2002. "On sait qu'il a débarqué à Roissy-Charles-de-Gaulle. Depuis, il n'est pas réapparu", a indiqué M. Beaulier. La disparition de M. Lomoro, qui avait décidé de profiter de son "congé charbonnier" pour se lancer dans la culture et la récolte de la vanille dans l'océan Indien, n'avait été signalée qu'en juin par sa soeur, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles, a-t-il poursuivi. Sa femme, elle, "n'avait jamais manifesté d'inquiétude" et s'était au contraire comportée comme "quelqu'un plutôt assuré de ne jamais le revoir", en prélevant au besoin de l'argent sur les comptes de son mari, ce qu'elle ne faisait pas précédemment, a expliqué le procureur de Sarreguemines.

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23:37 Écrit par XS_Dea dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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